Vous l'avez suivi à Londres, et vous vous êtes un peu perdue en route

Par Iris Salva · Psychologue clinicienne & thérapeute en ligne ·
Il part avant que les enfants se réveillent. Il rentre quand ils dorment déjà. Entre les deux, il y a vous, cette ville trop grande, et un vide dont vous ne parlez à personne
Si je vous écris tout ça, c'est à cause d'un couple que j'ai reçu récemment en thérapie, tous les deux expatriés à Londres. En les écoutant, j'ai reconnu une histoire que j'entends bien plus souvent qu'on ne le croit. Et j'ai eu envie d'en parler ici..
Vous aviez dit oui, pourtant. Oui à sa promotion, oui à Londres, oui à l'aventure. Vous avez fait les cartons, laissé votre travail, vos amies, la boulangerie où on vous connaissait. Et aujourd'hui vous comptez les heures dans un appartement hors de prix, en vous demandant où vous êtes passée là-dedans.
Je reçois beaucoup de femmes, et parfois des hommes, qui vivent précisément ça. Souvent, elles arrivent en s'excusant presque : « Je n'ai aucune raison de me plaindre. » C'est là que ça coince.

Je n'ai pas le droit d'aller mal
C'est la phrase qui revient le plus. Comment se plaindre quand on habite une des plus belles villes du monde, que le compte en banque va bien, et que personne ne vous a forcée ?
Alors vous serrez les dents. Vous gérez l'école, les démarches dans une langue qui n'est pas la vôtre, toute la logistique d'une vie, pendant que lui disparaît au bureau. Et comme vous estimez ne pas « avoir le droit », vous ne dites rien. Jusqu'au soir où ça sort de travers, sur un détail minuscule, et où la dispute vous fait peur à tous les deux.
On vous présente par le métier de l'autre
Vous devenez « la femme de ». On vous demande ce que fait votre mari avant de vous demander qui vous êtes. Vos journées tournent autour de son agenda à lui. Il n'y a plus un seul endroit où l'on vous attend pour vous.
Ce que vous traversez porte un nom, même si personne ne le prononce. C'est un deuil. Celui de la femme que vous étiez avant de monter dans l'avion. Et un deuil que personne ne reconnaît, c'est un deuil qui s'infecte.

Londres n'arrange rien
Je ne connais pas beaucoup de villes aussi belles et aussi dures à la fois. Les horaires de la City avalent les soirées. Tout est loin, tout est cher, l'hiver n'en finit pas. Et derrière les apéros entre expats, il y a énormément de gens qui rentrent chez eux le cœur serré.
Du coup votre conjoint est aspiré par son travail au moment exact où vous auriez besoin qu'il soit présent. Vous l'attendez, il arrive vidé. Vous tentez de lui parler de votre vide à vous, il n'entend qu'un reproche de plus. Chacun se protège. On finit par ne plus échanger que sur les courses et les rendez-vous. Ce n'est pas la guerre. C'est le silence, et c'est souvent pire.
Ça ne veut pas dire que vous ne vous aimez plus
C'est l'erreur que font presque tous les couples qui poussent ma porte. Ils croient que si ça grince, c'est que l'amour s'est abîmé. Non. L'amour est presque toujours encore là, sous la fatigue et les non-dits.
Ce qui manque, c'est un endroit pour poser ce qui ne se dit jamais. Votre sentiment d'avoir été sacrifiée. Sa culpabilité à lui, qu'il planque sous le travail. La charge qu'il porte seul, la solitude que vous portez seule de votre côté. Tant que ça reste sous le tapis, ça ressort en tension. Mis en mots, à deux, au calme, ça cesse de vous séparer.
C'est là-dessus que je travaille avec les couples : redonner une voix à celui qui s'est effacé sans faire de l'autre un coupable, et vous aider à refaire, ensemble, un projet qui soit vraiment le vôtre. Je m'appuie pour ça sur des méthodes qui ont fait leurs preuves, mais ce qui change tout, d'abord, c'est de vous sentir enfin entendue.
Questions fréquentes
Peut-on faire une thérapie de couple en ligne quand on vit à Londres ?
Oui. Je consulte uniquement en visio, en français, depuis l'Espagne, soit une heure de décalage seulement avec Londres. On trouve donc facilement un créneau compatible avec vos horaires, même chargés. Il vous faut juste un endroit calme et une connexion internet.
Mon conjoint n'est pas convaincu par l'idée d'une thérapie. On fait quoi ?
C'est très fréquent, surtout quand l'un des deux est absorbé par son travail. L'appel découverte de 15 minutes est justement fait pour ça : il n'engage à rien, il peut se faire à deux, et il permet souvent à celui qui hésite de constater que personne ne va le mettre au banc des accusés. Et s'il ne veut vraiment pas, vous pouvez commencer seule : travailler votre propre place dans le couple change déjà la dynamique.
Comment se passe le premier contact ?
Vous m'écrivez sur WhatsApp ou via le site. On fixe un appel découverte de 15 minutes, gratuit et sans engagement, pour faire connaissance et voir si le courant passe. Ensuite, si vous le souhaitez, on programme une première séance en visio, à deux, d'environ une heure.

Si quelque chose en vous vient de faire « oui »
Vous n'avez pas à attendre que la situation devienne invivable. Le seul regret que j'entends souvent, c'est d'avoir attendu si longtemps.
Je consulte en ligne, en français. Où que vous soyez à Londres, quel que soit l'emploi du temps de la maison, on trouve un créneau. Je vous propose un premier échange de quinze minutes, gratuit et sans engagement, juste pour faire connaissance et voir si le courant passe.




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