Vous voulez rentrer. Lui, pas encore. Thérapie de couple à New York

Par Iris Salva · Psychologue clinicienne & hérapeute de couple en ligne ·
Il fait nuit à 16h30. Dehors, il fait moins dix et le vent s’engouffre dans les avenues comme dans un couloir. Vous regardez par la fenêtre et vous pensez à la lumière de chez vous, à un café en terrasse en février, à des gens qui prennent le temps. Et vous vous demandez ce que vous faites là.
Je reçois en ligne beaucoup de femmes francophones installées à New York, et elles me racontent à peu près la même chose. Elles sont venues pour la carrière de l’autre, ou pour l’aventure à deux. Les premières années, c’était grisant. Et puis l’hiver a fini par gagner.

L’hiver, et pas seulement dehors
Les hivers new-yorkais sont longs, durs, et on en parle rarement. Des mois de froid, de nuits qui tombent trop tôt, de trajets épuisants. Pour quelqu’un qui a grandi avec les saisons douces d’Europe, ça use. Pas d’un coup. Petit à petit. On sort moins, on voit moins de monde, on dort mal, on pleure pour rien un dimanche après-midi. Et comme personne autour ne semble s’en plaindre, on se dit que c’est nous le problème.
Ce n’est pas vous le problème. Le manque de lumière pèse réellement sur le moral, c’est documenté, et l’isolement d’une expatriation le multiplie.
Un pays qui ne vous ressemble pas
Ensuite il y a ce que mes patientes appellent, un peu gênées, « la mentalité américaine ». Les amitiés chaleureuses mais qui restent en surface. Le « how are you » auquel personne n’attend de réponse. Le travail avant tout, la performance comme politesse, les vacances qu’on ne prend pas. Vous avez essayé de vous adapter. Vous y arrivez, même. Mais ça vous coûte, chaque jour, un peu de vous-même.
Dire ça à voix haute, c’est délicat. On a l’air de cracher dans la soupe. Alors on le garde pour soi, et ça devient une tristesse sans nom que le conjoint ne comprend pas.

Et lui, il est bien ici
C’est là que ça se complique. Parce que lui, souvent, s’épanouit. Son poste avance, il a trouvé son rythme, il parle de « encore deux ou trois ans ». Chaque fois que vous abordez le retour en Europe, il répond que ce n’est pas le moment. Pas non. Pas maintenant. Et vous repartez pour un hiver de plus.
Ce qui se joue, ce n’est pas une question de dates. C’est que l’un des deux a l’impression que sa vie est mise en pause pour celle de l’autre. Et que l’autre, de son côté, se sent accusé de quelque chose qu’il n’a pas choisi. Les deux ont raison. Les deux souffrent. Et à force de ne pas pouvoir en parler sans que ça dérape, on arrête d’en parler.
Ce n’est pas lui contre vous
C’est le piège dans lequel presque tous les couples tombent : chacun défend sa position, rester ou rentrer, comme s’il fallait un gagnant. En réalité, derrière « je veux rentrer », il y a « je ne vais pas bien et j’ai besoin que tu le voies ». Et derrière « pas maintenant », il y a souvent « j’ai peur de tout lâcher et de le regretter ».
Quand ces deux phrases peuvent enfin être dites, et entendues, la question du retour change de nature. Elle cesse d’être un bras de fer. Elle devient une décision qu’on prend ensemble, avec un calendrier, des conditions, et surtout, dans l’intervalle, de vraies mesures pour que celle qui souffre ne soit plus seule avec ça.
C’est précisément ce travail que je fais avec les couples : sortir du « rester ou partir » pour revenir à « comment on prend soin de nous deux, maintenant ».
Questions fréquentes
Peut-on faire une thérapie de couple en ligne depuis New York ?
Oui. Je consulte uniquement en visio, en français, depuis l’Espagne. Avec six heures de décalage, vos fins d’après-midi correspondent à mes soirées, et on trouve un créneau même avec des agendas chargés.
Mon mari ne voit pas le problème. Il viendra ?
C’est très fréquent, surtout quand l’un des deux va bien là où l’autre souffre. L’appel découverte de 15 minutes est fait pour ça : il n’engage à rien, il peut se faire à deux, et il permet souvent à celui qui hésite de voir qu’il ne sera pas mis au banc des accusés. Et s’il ne veut vraiment pas, vous pouvez commencer seule.
Comment se passe le premier contact ?
Vous m’écrivez sur WhatsApp ou via le site. On fixe un appel découverte de 15 minutes, gratuit et sans engagement, pour faire connaissance et voir si le courant passe. Ensuite, si vous le souhaitez, on programme une première séance en visio, d’environ une heure.

Si vous avez lu jusqu’ici en hochant la tête
Si vous vous êtes reconnue dans ces lignes, écrivez-moi. On commence par un échange de quinze minutes, gratuit et sans engagement, juste pour voir si le courant passe.




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