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« Oui mais il m'aime » : Comprendre une relation toxique

  • Photo du rédacteur: Iris Salva
    Iris Salva
  • 2 mai
  • 12 min de lecture

Et pourquoi la Clinique se concentre sur les comportements plutôt que sur l'amour.


Par Iris Salva, psychologue clinicienne et psychothérapeute spécialisée en thérapie de couple et trauma — visioconsultation depuis Sitges, en français et en anglais


Dans cet article :


femme pensive à la fenetre

1) Pourquoi la phrase « il m'aime » revient si souvent en consultation

2) Ce que la clinique observe pour évaluer une relation

3) La recherche Gottman : comportements vs sentiments

4) Une vignette clinique

5) Le spectre des relations toxiques où l'amour ne suffit pas

6) Les deux questions à se poser à soi-même

7) FAQ — vos questions les plus fréquentes

8) Quand consulter, quand appeler.


« Oui, mais il m'aime. »


C'est probablement l'une des phrases les plus fréquentes que j'entends en cabinet, dans des consultations individuelles comme dans des thérapies de couple. Et c'est aussi l'une des plus difficiles à entendre — non pas parce qu'elle est fausse (elle est probablement vraie), mais parce qu'elle ferme la conversation au moment exact où il faudrait l'ouvrir.

Cette phrase apparaît souvent comme une réponse à une inquiétude que l'on vient à peine de formuler : « il me parle mal devant les enfants », « elle ne me regarde plus depuis un an », « il m'a poussée contre le mur la semaine dernière », « il efface mes messages avant que je les lise ». Et puis, comme un réflexe qui veut tout réconcilier d'un mot, arrive le « oui mais il m'aime ». Comme si l'amour suffisait à dire qu'une relation est saine. Comme si l'amour, en lui-même, était une preuve qu'il faut rester.


Or, en clinique, ce n'est pas l'amour qu'on regarde. C'est le comportement. Cet article explique pourquoi, comment reconnaître les signes d'une relation toxique, ce que la recherche scientifique nous apprend sur les couples qui durent, et quelles sont les deux questions justes à se poser quand on se demande si l'on doit rester ou partir.


1. Pourquoi la phrase « il m'aime » revient si souvent, et pourquoi elle nous piège


Quand une personne tente de penser une difficulté dans son couple, deux mouvements psychiques s'opposent. D'un côté, ce qu'elle observe; un geste blessant, un mot dur, une absence répétée. De l'autre, ce qu'elle ressent; un attachement profond, des moments tendres, une histoire commune, parfois des enfants, souvent des projets, presque toujours de l'espoir.


Quand ces deux dimensions sont en désaccord, le psychisme cherche à réduire la tension. C'est ce que Leon Festinger a décrit dès 1957 sous le nom de dissonance cognitive : nous tolérons mal de penser deux choses contradictoires en même temps, alors nous arrangeons l'une ou l'autre pour qu'elles tiennent ensemble. La phrase « il m'aime » est précisément cet arrangement. Elle absorbe la dissonance. Elle range le geste blessant dans une catégorie qu'on peut continuer à habiter, parce que la catégorie alternative — « il m'aime peut-être, mais ce qu'il fait n'est pas acceptable » — coûte trop cher au moment où on la pose.

Chez les femmes vivant des relations marquées par la violence conjugale, Lenore Walker (« The Battered Woman », 1979) a décrit ce mécanisme de manière encore plus précise dans son modèle du cycle de la violence : alternance de phases de tension, d'agression et de réconciliation, où chaque phase de réconciliation — souvent intensément amoureuse — recouvre la précédente. La déclaration d'amour, dans ce contexte, n'est pas un mensonge. Elle est l'un des rouages du cycle qui rend si difficile la sortie d'une relation toxique.

Mais l'amour qui recouvre n'est pas un cas réservé à la violence physique. On retrouve le même mécanisme dans des configurations bien plus discrètes — la négligence émotionnelle d'un partenaire surchargé qui jure qu'il fait de son mieux, le mépris quotidien d'une compagne épuisée qui n'a plus de mots tendres mais reste là, l'infidélité d'un époux qui répète qu'il n'aime que sa femme. Dans tous ces cas, l'amour déclaré est probablement vrai.

Et il ne suffit pas à dire qu'une relation est saine.


2. Comment savoir si une relation est saine ou toxique : ce que la clinique observe


En consultation, quand un patient ou une patiente me parle de son couple, je n'écoute pas en premier les déclarations d'amour. J'écoute les comportements. Pas parce que les sentiments seraient méprisables ; ils sont au contraire ce qui rend la situation si difficile à dénouer. Mais parce que les sentiments, à eux seuls, ne disent pas la santé d'une relation.


Les comportements, eux, le disent.


Voici les cinq indicateurs cliniques que je regarde en priorité, et que vous pouvez aussi observer dans votre propre relation pour vous faire une idée plus juste :


couple se tenant la main

  • La manière dont chacun réagit en cas de désaccord. Élève-t-on la voix ? Méprise-t-on l'autre ? Se replie-t-on dans le silence pendant des jours ? Ou cherche-t-on, même imparfaitement, à réparer après le conflit ?

  • La qualité du soin quand l'autre va mal. Quand un partenaire traverse un deuil, une maladie, un échec professionnel, qu'est-ce que l'autre fait — pas qu'est-ce qu'il dit, qu'est-ce qu'il fait concrètement ?

  • La cohérence entre paroles et actes sur la durée. Promet-il, promet-elle, des choses qu'il ou elle ne tient jamais ? Ou y a-t-il une cohérence stable entre ce qui est dit et ce qui est vécu, mois après mois ?

  • Le traitement réservé en public et en privé. La même personne qui est tendre devant les amis devient-elle méprisante derrière la porte ? Ou la continuité est-elle réelle entre les deux scènes ?

  • La capacité à reconnaître ses torts. Quand il ou elle blesse, est-ce qu'il ou elle s'excuse réellement, change quelque chose, ou répète sans rien apprendre ?


Ces cinq indicateurs ne sont pas des questions philosophiques. Ce sont des signes observables, mesurables dans le réel d'une vie commune. Et c'est cela, et non l'intensité des déclarations amoureuses, qui prédit la santé ou la toxicité d'une relation.


3. Ce que dit la recherche : la méthode Gottman et les Quatre Cavaliers


John Gottman, professeur émérite de psychologie à l'Université de Washington, a passé plus de quarante ans à observer des couples dans son laboratoire — le « Love Lab ». Il a filmé des milliers d'heures d'interactions, mesuré les rythmes cardiaques, analysé les expressions faciales et les mots employés. Son objectif : trouver ce qui prédit, statistiquement, la durée et la qualité d'un couple.


Le résultat est éclairant. Gottman et ses collègues ont identifié une précision prédictive supérieure à 90 % sur la trajectoire d'un couple à partir d'observations comportementales courtes, parfois quelques minutes suffisent.

couple au coucher du soleil

Mais, et c'est ici que cela devient précieux ; ils n'ont jamais identifié l'amour déclaré comme un prédicteur. Ce qui prédit, ce sont les comportements. Plus précisément, la présence ou l'absence de quatre dynamiques relationnelles que Gottman a baptisées les « Quatre Cavaliers de l'Apocalypse » :


  • La critique : s'attaquer à la personne et non au comportement (« tu es égoïste » plutôt que « cette décision m'a blessée »).

  • Le mépris : le plus toxique des quatre, qui rabaisse l'autre dans son humanité (sarcasme, ironie, levés d'yeux au ciel, surnoms péjoratifs).

  • La défense : se positionner systématiquement en victime, refuser toute responsabilité dans le conflit.

  • Le mur de pierre (« stonewalling ») : le retrait émotionnel total, le silence punitif qui dure des heures ou des jours.


À l'inverse, ce qui protège un couple, ce sont ce que Gottman appelle les tentatives de réparation : un mot pour désamorcer une dispute, un geste tendre après un conflit, une reconnaissance honnête d'un tort. Là encore, pas une déclaration d'amour, un comportement. Quand vous vous demandez si votre couple est sain, comptez les tentatives de réparation, pas les « je t'aime ».

Autrement dit : un couple où chacun se dit « je t'aime » mais où l'un méprise l'autre quotidiennement est, statistiquement, un couple en danger. Un couple où les mots d'amour sont rares mais où la tendresse comportementale est constante est, statistiquement, un couple solide. C'est l'une des découvertes scientifiques les plus contre-intuitives, et les plus utiles, sur la vie de couple.


4. Une vignette clinique : quand l'amour devient un argument pour ne pas voir


Je pense à une patiente que j'ai accompagnée plusieurs années, appelons-la Hélène. Cinquante-deux ans, mariée depuis vingt-cinq ans, deux enfants adultes, une vie professionnelle accomplie. Elle est venue me voir pour ce qu'elle décrivait au début comme une « anxiété qui ne passe pas ».

chaise vide devant la fenetre

Au fil des séances, l'anxiété a pris un visage. Son mari la frappait. Pas tous les jours, pas chaque semaine, mais régulièrement. Surtout quand il avait bu, surtout quand elle « le contrariait ». Il n'avait jamais frappé les enfants. Et ce qui rendait le réel impossible à attraper pour Hélène; il l'aimait. Il le lui disait. Souvent. Avec des yeux qui ne mentaient pas. Il pleurait après les coups, il jurait que c'était la dernière fois, il offrait des fleurs, des week-ends, des projets de retraite à deux.

« Vous comprenez, je sais qu'il m'aime. Quand il pleure après, je vois bien qu'il s'en veut. Je ne peux pas le quitter pour ça. Il m'aime énormément. »


La phrase « il m'aime énormément » revenait à chaque consultation. Elle n'était pas un mensonge. Je ne pense pas que cet homme inventait son amour. Le problème n'était pas là. Le problème était qu'Hélène utilisait cet amour comme un argument pour ne pas regarder ce qui se passait. Comme une raison de rester. Comme une explication qui clôturait toutes les autres questions.

Le travail clinique, dans cette situation, n'a pas consisté à lui dire qu'il ne l'aimait pas — je n'avais aucun moyen de le savoir, et ce n'était pas la question. Le travail a consisté, séance après séance, à poser les comportements à côté des déclarations. À regarder ce qui se passait, et pas seulement ce qui se disait. À redonner à Hélène l'autorisation de penser que l'amour ne suffit pas à excuser ce qui blesse.

Hélène a fini par partir. Pas grâce à un déclic héroïque, mais à travers un long mouvement intérieur; apprendre à faire confiance à ce qu'elle voyait, plutôt qu'à ce qu'on lui répétait. Toutes les patientes que j'accompagne ne partent pas. Toutes ne devraient pas non plus partir. Chaque situation est singulière. Mais toutes méritent qu'on les aide à regarder le réel, sans le filtre des déclarations qui le recouvrent.


5. Le spectre des relations toxiques : où l'amour ne suffit pas


La violence physique est l'extrémité la plus visible d'un spectre beaucoup plus large de relations où le « il m'aime » sert à recouvrir un réel inconfortable. Et c'est important de le dire : la majorité des relations dans lesquelles cette phrase est utilisée ne sont pas des relations violentes. Elles sont peut-être :


  • Une relation marquée par la négligence émotionnelle, où l'un des deux n'a plus depuis longtemps les disponibilités psychiques pour soutenir l'autre — sans que cela soit nommé, et donc sans que cela puisse changer.

  • Une relation marquée par le mépris quotidien dans le couple, qui s'installe dans les regards, les soupirs, les remarques piquantes, sans qu'il y ait jamais d'éclat franc qui justifierait une remise en question.

  • Une relation marquée par l'infidélité répétée d'un partenaire qui aime sincèrement, mais dont le comportement contredit chaque jour ce qu'il jure.

  • Une relation marquée par le contrôle déguisé en soin — surveiller le téléphone parce qu'on s'inquiète, choisir les amis parce qu'on protège, isoler progressivement parce qu'on aime trop.

  • Une relation marquée par la dévalorisation chronique — petites phrases qui rabaissent, comparaisons humiliantes, moqueries qui « ne sont que des plaisanteries ».

  • Une relation marquée par une asymétrie d'investissement épuisante, où l'un porte la totalité de la charge mentale et émotionnelle, pendant que l'autre vit en surplomb.


Dans toutes ces configurations, la phrase « oui mais il m'aime » ou « oui mais elle m'aime » peut être vraie. Et elle peut, en même temps, recouvrir une situation qui abîme. Reconnaître les signes d'une relation toxique ne demande pas de choisir entre l'amour et la lucidité — la clinique demande de tenir les deux ensemble.


6. Les deux questions à se poser à soi-même quand on hésite à rester ou à partir


Quand quelqu'un vient me voir et me dit « je ne sais plus si je dois rester », la question « est-ce qu'il/elle m'aime ? » est presque toujours mal posée. Elle l'est pour deux raisons. D'abord parce qu'on ne peut jamais y répondre avec certitude; l'intériorité de l'autre nous reste opaque. Ensuite parce que la réponse, même si elle pouvait être « oui », ne suffirait pas à savoir si la relation mérite d'être prolongée.

Deux autres questions me semblent plus utiles, pour vous-même, à poser dans le silence d'un moment de réflexion :

Les deux questions à se poser à soi-même

1. Est-ce que je me sens en sécurité — émotionnellement, physiquement, psychiquement — dans cette relation ?

2. Est-ce que, dans cette relation, je deviens une meilleure ou une moins bonne version de moi-même ?


Ces deux questions ne disent rien sur l'amour de l'autre. Elles disent quelque chose sur ce que la relation produit en vous. Et c'est cela qui, en clinique, est le matériau de travail. Une relation où l'on ne se sent pas en sécurité, ou où l'on se sent rétrécir, mérite d'être interrogée — peu importe l'intensité des déclarations qui la traversent.


7. FAQ — vos questions les plus fréquentes


Voici les questions que mes patientes me posent le plus souvent en première consultation, avec des éléments de réponse cliniques. Ces réponses ne se substituent pas à un accompagnement personnalisé. Chaque situation a ses spécificités.


Comment savoir si je suis dans une relation toxique ?

Une relation toxique n'est pas une relation où il y a des conflits — toutes les relations en ont. Une relation toxique est une relation où les comportements répétés vous font du mal, et où le mécanisme de réparation est absent ou systématiquement insuffisant. Les signes les plus fiables : vous avez peur des réactions de votre partenaire, vous vous sentez plus seule à deux que seule tout court, vous avez progressivement coupé le contact avec vos proches, vous doutez de votre propre perception du réel (« je dois exagérer », « ce n'est pas si grave »), votre estime de vous diminue. Si plusieurs de ces signes sont présents, il est important d'en parler à un professionnel.


Pourquoi je reste avec quelqu'un qui me fait du mal ?

Rester n'est pas une faiblesse. C'est presque toujours le résultat d'une combinaison de facteurs documentés cliniquement : l'attachement émotionnel, l'investissement passé (« j'ai déjà donné dix ans de ma vie »), la dissonance cognitive (le besoin psychique de réconcilier ce qu'on observe et ce qu'on ressent), parfois la dépendance financière, parfois la peur de l'inconnu, presque toujours l'espoir. Ces mécanismes ont été décrits par la psychologie sociale (Festinger) et par la psychologie du trauma (Walker). Comprendre ces mécanismes ne résout pas la situation, mais permet de cesser de se reprocher de ne pas partir « assez vite ».


L'amour suffit-il à sauver un couple ?

Non. Quarante ans de recherche au Gottman Institute ont montré que ce qui prédit la durée et la qualité d'un couple, ce ne sont pas les déclarations d'amour, mais les comportements relationnels — la manière dont les conflits sont gérés, la présence ou l'absence des Quatre Cavaliers (critique, mépris, défense, mur de pierre), la fréquence des tentatives de réparation. Un couple avec beaucoup d'amour mais beaucoup de mépris est statistiquement plus en danger qu'un couple avec moins de passion mais plus de respect.


Que faire quand mon partenaire dit qu'il m'aime mais agit mal ?

La première étape est de séparer ce qu'il dit de ce qu'il fait, et d'observer ce qui se passe sur la durée — pas sur un épisode isolé. La deuxième étape est de nommer concrètement les comportements qui blessent, en utilisant des faits précis (« la semaine dernière, tu as fait X ») plutôt que des interprétations (« tu ne m'aimes pas »). La troisième étape est de regarder la réaction : reconnaît-il, change-t-il quelque chose, ou répète-t-il en jurant à nouveau qu'il vous aime ? Si le cycle se répète sans changement comportemental réel, une thérapie de couple ou un accompagnement individuel devient pertinent.


Quand consulter un psychologue pour un problème de couple ?

Il n'y a pas de seuil unique, mais quelques repères utiles. Consulter dès que la communication devient impossible sur les sujets importants ; quand les disputes se répètent sans résolution ; quand l'un des deux pense régulièrement à partir ; quand il y a eu une rupture de confiance majeure (infidélité, mensonge grave) ; quand l'un des partenaires souffre cliniquement (anxiété, dépression, idées suicidaires) en lien avec la relation ; et toujours, sans condition, en cas de violence psychologique ou physique. Un premier entretien d'orientation permet de déterminer si une thérapie de couple, un travail individuel, ou une autre orientation est la plus adaptée.


La méthode Gottman peut-elle aider mon couple ?

La méthode Gottman est l'une des approches les mieux validées scientifiquement en thérapie de couple. Elle propose un cadre structuré pour identifier les Quatre Cavaliers, restaurer les tentatives de réparation, et reconstruire ce que Gottman appelle la « connaissance intime » du partenaire. Elle est particulièrement efficace pour les couples qui traversent une crise post-naissance, une infidélité, une rupture de communication chronique, ou une perte d'intimité. Elle est moins indiquée quand la sécurité physique ou psychique d'un des partenaires n'est plus assurée — dans ce cas, un travail individuel doit précéder le travail de couple.


8. Quand consulter ? Quand appeler ?


Si vous reconnaissez quelque chose de votre situation dans cet article, plusieurs portes existent.

Si vous traversez une difficulté de couple sans urgence aiguë, une thérapie de couple ou un suivi individuel peut vous aider à mettre des mots sur ce que vous traversez et à dégager des choix conscients. Mon premier entretien d'orientation est gratuit (15 minutes), sans engagement de suivi, en visioconsultation depuis Sitges, en français ou en anglais. Vous pouvez prendre rendez-vous depuis la page d'accueil de ce site.

Si vous traversez une situation de violence; physique, psychologique, sexuelle, économique, il existe des lignes d'écoute spécialisées, gratuites et confidentielles, que je vous encourage à appeler avant ou en parallèle d'un travail thérapeutique.

Lignes d'écoute spécialisées violences conjugales

France : 3919 — Violences Femmes Info, gratuit, anonyme, 24h/24, accessible aussi depuis l'étranger.

Espagne : 016 — Servicio de información a víctimas de la violencia de género, gratuit, 24h/24.

Belgique : 0800 30 030 — Écoute Violences Conjugales, gratuit, lundi-samedi 9h-19h.

Suisse : 0800 005 003 — Aide aux victimes Suisse, gratuit, 24h/24.

Canada (Québec) : SOS violence conjugale 1 800 363-9010, gratuit, 24h/24.

Si vous êtes en danger immédiat, composez le 112 (Espagne, Europe), le 17 ou 15 (France), ou le numéro d'urgence local.




À propos de l'autrice — Iris Salva est psychologue clinicienne et psychothérapeute, formée à la méthode Gottman, et au conseil conjugal et familial. Elle accompagne en visioconsultation, en français et en anglais, depuis Sitges, des francophones à l'étranger sur la thérapie de couple, le trauma et le burn-out d'expatriation. Présentiel possible à Sitges sur demande. Autrice de Pardonner l'infidélité : mission impossible ? et de Les mots justes — Comment parler de sexualité à son enfant (éditions Mango).

Premier entretien d'orientation gratuit (15 minutes, en visioconsultation)





Sources scientifiques citées

  • Festinger, L. (1957). A Theory of Cognitive Dissonance. Stanford University Press.

  • Walker, L. E. A. (1979). The Battered Woman. Harper & Row.

  • Gottman, J. M., & Silver, N. (1999). The Seven Principles for Making Marriage Work. Crown Publishers.

  • Gottman, J. M. (2015). The Seven Principles for Making Marriage Work, revised edition. Harmony.

  • Gottman Institute, recherches accessibles sur gottman.com.

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